Les Mormons devraient s’installer rue Roquépine, à Paris
Selon AD Magazine, l’Église mormone devrait quitter le Marais pour l’hôtel de Saint-Paul, dans le VIIIe, et voudrait en faire un lieu de culte.
En bref
- L’Église mormone devrait quitter le Marais pour un hôtel particulier du VIIIe arrondissement, payé environ 61,2 millions d’euros selon AD Magazine.
- Le bâtiment de 1861 couvre 1 700 mètres carrés sur cinq niveaux, avec une verrière au dernier étage.
- D’après le magazine, l’Église voudrait en faire un lieu de culte, ce qui supposerait des travaux importants.
- La société Fulton l’avait acheté 22 millions d’euros en 2022, puis rénové pour y louer des bureaux.
Selon AD Magazine, l’Église mormone devrait bientôt quitter le Marais pour un hôtel particulier du VIIIe arrondissement, payé comptant environ 61,2 millions d’euros. Le magazine précise que l’information vient des pages immobilier du Figaro. Le magazine relève plusieurs inconnues : le sort de l’adresse actuelle, l’histoire du nouveau bâtiment et sa possible transformation en lieu de culte.
Du Marais au quartier de l’Élysée
Le bâtiment retenu est l’hôtel de Saint-Paul, au 3, rue Roquépine, à deux pas de l’Élysée. La communauté parisienne occupe jusqu’ici le 12, rue Saint-Merri, un édifice du XVIIe siècle situé dans le IVe arrondissement.
D’après les Mormons, ces locaux sont devenus trop exigus, aussi bien pour le recueillement des fidèles que pour la généalogie, l’une des spécialités du culte. AD Magazine avance plusieurs pistes pour expliquer l’achat, financière, fiscale ou d’image auprès du public parisien, sans que l’Église ait choisi entre elles.
Pour l’adresse du Marais, le magazine estime qu’elle trouverait preneur facilement grâce à ses façades du XVIIe siècle restées intactes. C’est une supposition de sa part : aucune vente n’a été annoncée.
Un bâtiment du Second Empire passé par les bureaux
L’hôtel offre 1 700 mètres carrés sur cinq niveaux, et une verrière de 6,5 mètres coiffe le dernier étage. Peu visible depuis la rue, il porte 160 ans d’histoire et relève du style Second Empire, une esthétique néo-baroque nourrie de la Renaissance, dont l’Opéra Garnier, bâti à la même période, offre un exemple célèbre.

| Date | Épisode |
|---|---|
| 1861 | Le collectionneur Édouard André commande l’hôtel à l’architecte Henri Parent, avant d’acquérir l’actuel musée Jacquemart-André |
| 2022 | La société immobilière française Fulton l’achète 22 millions d’euros |
| Ensuite | Fulton le rénove en profondeur et y loue des bureaux à des entreprises |
| Récemment | Selon AD Magazine, l’Église l’acquiert comptant pour environ 61,2 millions d’euros et devrait y emménager |
Un futur lieu de culte aux décors incertains
D’après le magazine, l’Église voudrait faire de l’hôtel un lieu de culte. Une telle transformation demanderait des travaux lourds, démolitions comprises, et personne ne sait encore quels décors survivront au chantier.
Ce n’est pas son premier projet dans la capitale : selon AD Magazine, Charlie Hebdo avait révélé l’an dernier que les Mormons voulaient racheter l’ancien siège du parti Renaissance, une opération finalement abandonnée.
Une implantation française discrète
Ce projet parisien tranche avec le poids modeste de l’Église dans le pays. Cette Église américaine, répandue outre-Atlantique dès le début du XIXe siècle, vient d’inaugurer à Salt Lake City le plus vaste temple mormon au monde, selon le magazine. Quelques repères :
- L’Église revendique quelque 17 millions de fidèles à travers le monde, dont plus de 84 % sur les deux continents américains.
- Dans l’Hexagone, la part tomberait à 0,2 %, environ 38 000 membres d’après Europe 1.
- En 2017, l’Église a inauguré au Chesnay, près de Versailles, son premier temple de France métropolitaine.
- Chaque membre est tenu de verser à l’Église 10 % de ses revenus et doit renoncer à l’alcool, au tabac, au café et au thé.
À titre de comparaison, l’Église catholique compte entre 20 et 30 millions de fidèles en France, rappelle AD Magazine. Le magazine ajoute que les Mormons ont tenté de s’implanter dans le pays à partir des années 1960, sans grand succès.
Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Kirandeep Singh Walia. Licence Pexels.



