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Un conduit de cheminée ramoné avant fin octobre limite les risques de fumées

Suie, créosote, nids ou fissures : un conduit oublié peut gâcher l’hiver. Voici les gestes à faire foyer froid, ce que contrôle un ramoneur et le cas du gaz.

Laure Vidalenc Par Laure Vidalenc
3 min de lecture
Un conduit de cheminée ramoné avant fin octobre limite les risques de fumées
Photo d’illustration. Un poêle à bois installé dans une pièce de vie, dont le conduit nécessite un entretien régulier pour assurer la sécurité de l’installation.

En bref

  • Suie et créosote s’accumulent dans le conduit d’un foyer à bois utilisé tout l’hiver.
  • Un conduit encrassé augmente le risque de retour de fumées et de monoxyde de carbone.
  • Les gestes à faire soi-même se font foyer froid ; le conduit relève d’un ramoneur qualifié.
  • Une cheminée au gaz demande un nettoyage limité aux surfaces accessibles.

Après un hiver entier de flambées, le conduit d’un foyer à bois se tapisse de suie et de créosote, un dépôt qui s’enflamme très facilement. D’après Maison & Travaux, c’est cet élément discret de l’habitat qu’il convient d’inspecter avant de relancer le moindre feu.

Pourquoi un conduit oublié pose problème

La suie et les dépôts de créosote ne sont pas seuls en cause. Des nids d’oiseaux ou de petites fissures dans la maçonnerie peuvent aussi transformer une soirée près du feu en départ de feu ou en intoxication. En cas de feu de conduit, la température grimpe à des niveaux extrêmes et peut fissurer la maçonnerie.

Quand un conduit est encrassé ou à moitié obstrué, les fumées s’évacuent mal. Aux États-Unis, les organismes chargés de la sécurité soulignent qu’un mauvais tirage augmente les chances de voir des fumées et du monoxyde de carbone refluer dans la pièce de vie, un gaz sans odeur qui peut tuer.

Il faut aussi penser au calendrier : à partir de novembre, les carnets de rendez-vous des ramoneurs se garnissent. Si des travaux sont nécessaires, on risque alors de patienter plusieurs semaines sans pouvoir chauffer au bois.

Les gestes à faire soi-même, foyer froid

Tout doit être parfaitement froid avant de commencer. Les étapes se suivent dans cet ordre :

  1. Enlever à l’aide d’une pelle et d’une balayette réservées à cet usage les bûches qui restent, les braises refroidies et les fragments de suie.
  2. Verser les cendres dans un seau en métal fermé par un couvercle, à poser à l’extérieur, à trois mètres minimum de tout bâtiment, comme le recommande l’U.S. Fire Administration.
  3. Brosser les parois et le fond du foyer avec un nettoyant adapté au matériau.
  4. Pour la vitre, éviter les éponges abrasives, qui laissent des rayures.
  5. Procéder à un examen rapide : regarder l’intérieur du foyer, repérer les fissures ou les joints qui s’émiettent, et s’assurer que le clapet fonctionne correctement à l’ouverture comme à la fermeture.

Ce que vérifie un ramoneur qualifié

Tout ce qui échappe au regard dans le conduit relève d’un spécialiste. Le ramoneur qualifié examine le tubage, la maçonnerie, les joints, le clapet ainsi que le chapeau de cheminée, et évalue l’épaisseur des dépôts accumulés.

« il faut faire inspecter sa cheminée au moins une fois par an et la faire nettoyer dès que nécessaire »

Chimney Safety Institute of America, organisme de sécurité américain

L’institut se réfère à la norme NFPA 211 et recommande un ramonage dès que l’encrassement l’exige. Prendre rendez-vous avant fin octobre donne de l’avance au cas où des réparations seraient à prévoir.

Cheminée au gaz : un cas à part

Tâche Qui s’en charge
Surfaces accessibles et vitre L’occupant du logement
Brûleurs et branchements Personne d’autre qu’un technicien : on n’y touche pas
Arrivées de gaz et évacuation Technicien qualifié

Photo : Max Vakhtbovych / Pexels