Cette terrasse flottante coûte huit fois moins cher qu’un chantier confié à un professionnel
Cara Newhart a bâti sa terrasse flottante avec des planches déjà coupées en magasin, sans scie ni permis, pour un budget maîtrisé.
En bref
- Cara Newhart, créatrice de la chaîne DIY Dream Home with Cara Newhart, a monté une terrasse flottante sans scie ni permis.
- Le projet, relayé par HouseDigest, revient à environ 300 dollars (environ 280 €) contre plus de 2 500 dollars (environ 2 300 €) chez un professionnel.
- Deux cadres en bois traité de 2 x 8 pieds forment la base, posés sur un géotextile et des dalles béton.
- Le choix des appuis change selon le climat : dalles béton en région douce, plots coulés hors gel ailleurs.
Cara Newhart, animatrice de la chaîne DIY Dream Home with Cara Newhart, a réalisé une terrasse flottante sans utiliser de scie, sans outillage sophistiqué et à petit budget. Son chantier, évoqué par le site américain HouseDigest, a métamorphosé un simple carré de gazon en espace de vie extérieur, à l’aide d’éléments courants dénichés dans un magasin de bricolage.
Une terrasse flottante désigne un plancher en bois reposant sur ses propres supports, indépendant de la structure du logement. Cette technique permet de contourner de lourds travaux de maçonnerie rattachés à la façade et allège souvent les formalités administratives selon les lieux. Comme le résume Cara Newhart elle-même, sa méthode tient en une phrase : « aucune scie, aucun permis, aucun terrassement ».
Ce que coûte le bricolage face à un professionnel
| Réalisation | Coût approximatif |
|---|---|
| Terrasse flottante en auto-construction (2,40 m x 2,40 m) | environ 300 dollars (environ 280 €) |
| Projet comparable réalisé par un professionnel | plus de 2 500 dollars (environ 2 300 €) |
Des matériaux standards assemblés sans découpe
Pour respecter cet engagement, Cara Newhart a opté pour des pièces de bois aux dimensions standard, prédécoupées en magasin, et a conçu son schéma à partir de ces formats. Elle a monté deux châssis en bois traité de 2 x 8 pieds, placés l’un à côté de l’autre, afin de constituer la base de sa terrasse. Ces châssis ont été fixés à l’aide de clous galvanisés, d’équerres métalliques et de sabots de solive destinés à consolider les renforts, selon Maison & Travaux.
Une fois le terrain désherbé et nivelé, elle a étalé un textile géotextile pour empêcher la repousse des herbes indésirables, avant d’y installer les châssis en bois. La liste des fournitures demeure volontairement simple : planches en bois traité adapté à l’extérieur, dalles de béton de 30 x 30 cm en guise d’appuis sous climat tempéré, équerres métalliques, clous galvanisés, sabots de solive ainsi que vis spécifiques pour terrasse.
La pose des lames, étape par étape
- Partir d’un bord du cadre et visser les lames de terrasse une à une, en avançant régulièrement.
- Laisser un petit jour entre chaque planche pour permettre à l’eau de pluie de s’écouler.
- Garder cet intervalle permet au bois de gonfler ou de rétrécir sans subir de déformation.
D’après HouseDigest, un bricoleur rodé peut achever ce genre de plateforme en un seul week-end, tandis qu’un novice aura plutôt besoin de plusieurs week-ends avant d’obtenir un rendu équivalent.
Le détail à ne pas négliger avant de se lancer
Le type de support à privilégier varie ensuite en fonction du climat. Sous des latitudes au climat doux, de simples dalles de béton de 30 x 30 cm peuvent porter la structure sans problème. En revanche, dans les régions exposées aux alternances gel-dégel, il vaut mieux opter pour de véritables plots en béton, coulés en dessous de la profondeur hors gel, afin d’empêcher que la terrasse ne finisse par s’incliner au fil des saisons froides.
Le bois utilisé requiert lui aussi une vigilance particulière. Les planches encore gorgées d’humidité, identifiables à leur couleur verdâtre et à leur poids plus important, ont tout intérêt à être exposées au soleil avant d’être posées. Côté finition, la lasure s’infiltre dans la matière et s’estompe progressivement, tandis que la peinture risque de s’écailler avec le temps, bien qu’elle offre une bonne protection contre les rayons UV. Un internaute conseille d’« ajouter un produit d’étanchéité pour bois clair, puis d’en remettre tous les cinq ans environ » pour garder la terrasse comme neuve.
Photo : Max Vakhtbovych / Pexels
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